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Démarche

Après des études en architecture puis en photographie, j’ai depuis 2020, en tant que photographe-plasticien, entamé un corpus artistique intitulé Solastalgie. Je travaille sur les liens qu’entretiennent un territoire et ses habitant·es, particulièrement au sein d’espaces où se pose la question des déséquilibres écologiques et de l’impact des activités humaines sur les écosystèmes. Je m’intéresse particulièrement aux lisières poreuses entre des typologies socio-écologiques antagonistes.


J’explore ainsi la performativité de l’image et la périssabilité des œuvres, notamment via des protocoles faisant intervenir le vivant au sein des processus techniques (végétaux, champignons, micro-organismes, etc.). Ce travail met en lien le rôle perturbateur de l’être humain sur les cycles biogéochimiques terrestres et le processus de création des œuvres, en s’intéressant au lien affectif que l’on porte aux territoires et aux différentes formes de vie avec lesquelles on cohabite.


Ces thématiques de travail m’amènent de plus en plus à collaborer avec des scientifiques sur des projets art-sciences comme lors de la commande SUAVES de Sorbonne Université où j’ai pu travailler avec 13 laboratoires de recherche en biologie marine, entomologie, astrophysique, microbiologie, géologie, ornithologie, paléoclimatologie, chimie des matériaux, ou écologie des végétaux pour l’exposition Recherche sans filtre.


Depuis peu, je porte ma recherche sur l’acte d’observation et le point de vue et sur le renversement des outils d’observation du pouvoir. Ces derniers travaux m’éloignent de l’appareil photographique en tant qu’outil de création, et se portent davantage sur la manière d’envisager l’acte photographique, l’observation, le contrôle et le rapport entre l’entité regardante et l’entité regardée. Jusqu’alors expérimentées au sein de processus techniques photographiques, je débute un travail où la matière vivante joue un rôle dans la création de l’œuvre, au même titre que l’intervention de l’artiste : avec ses imprévus, sa temporalité, ses phases de vie et de mort. Ainsi, la sculpture, l’installation et la performance sont des mediums que j’explore.


Ce travail de recherche-création s’envisage conjointement à la transmission de mes connaissances lors d’ateliers de médiation, de projets de territoires ou de workshops d’enseignement, auprès de publics variés : écoles, centre sociaux, zone rurale, école supérieure de design, etc. Ces ateliers sont conçus selon une réflexion sur le lien qui unit les habitant·es à leur territoire, et l’enjeu de la découverte de techniques photographiques non-toxiques.

Grégoire Delanos © | mentions légales

Artiste-auteur SIRET 823 730 247 00058

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