Noctambules

L’air était doux.

Il avait l’écho de la chaleur d’une fin d’été, que la nuit avait doucement apaisé. Que fêtions-nous alors ? Le simple fait d’être ensemble pouvait être un prétexte. Il y eu des mots échangés dans la cuisine, puis à la fenêtre. Après quelques temps, l’envie d’explorer les rues incandescentes se fit sentir. En quête des néons, dans le spectre de la vapeur de sodium, nous évoluions, tantôt sautant d’un trottoir, adossés sous un porche, assis sur un parking, dominés par des formes urbaines à demi endormies.

L’air était doux.

Les copains aussi.

En voici les images, couchées sur Cinestill, à la faveur de la nuit.